Inauguration du terminal de ferroutage de Cherbourg et de l’autoroute multimodale Cherbourg–Mouguerre : un tournant logistique et écologique pour l’Europe

Le 17 juillet 2025, le nouveau terminal de ferroutage du port de Cherbourg a été officiellement inauguré. Cette infrastructure marque le lancement d’une autoroute multimodale reliant Cherbourg (Normandie) à Mouguerre (Pyrénées-Atlantiques), connectant ainsi l’Espagne aux îles britanniques via un transport combiné rail-mer.

Ce projet ambitieux, porté notamment par Brittany Ferries et Ports de Normandie, constitue une réponse concrète aux enjeux environnementaux, logistiques post-Brexit et à la décarbonation du fret.

Un port stratégique renforcé

  • En 2024, Cherbourg a traité près de 92 000 remorques, dont 84 500 vers/depuis l’Irlande.
  • Face aux évolutions du fret-ferry, le nouveau terminal offre une alternative au tout-routier : transport massifié, remorques non-accompagnées et multimodalité.

Un terminal performant et innovant

  • Inauguré après 17 mois de travaux, il permet de traiter 12 remorques simultanément, avec des trains jusqu’à 750 m de long.
  • Équipé de la technologie LOHR, à moins de 1 000 m des rampes ferry.

Un investissement collectif de plus de 19 M€

  • 11,2 M€ pour la construction du terminal, financés par :
    • Région Normandie (2,9 M€)
    • Département de la Manche (1 M€)
    • Agglomération du Cotentin (340 k€)
    • Ports de Normandie (5,5 M€ via redevances)
    • Union européenne (1,4 M€)
    • 4 M€ d’investissements SPL Cherbourg Port pour l’équipement.
    • 3,9 M€ pour la régénération de la voie ferrée (État et partenaires locaux).

Un projet au service de la transition écologique

  • Opéré par BAI Rail, filiale de Brittany Ferries.
  • Objectif 2025 : 6 allers-retours hebdomadaires.
  • Objectif 2030 : 1 aller-retour quotidien, soit 320 rotations annuelles.
  • Capacité : jusqu’à 25 000 remorques/an transférées de la route au rail, réduisant significativement les émissions de CO₂.

Un maillon logistique européen

Cette nouvelle autoroute ferroviaire s’inscrit dans les ambitions françaises et européennes pour une logistique plus verte, plus efficace et plus connectée, entre la façade Atlantique, la péninsule ibérique et les îles britanniques.