
Danone confirme son ancrage en Normandie. Le groupe agroalimentaire a annoncé le 17 avril dernier, un investissement de 20 millions d’euros dans ses laiteries de Ferrières-en-Bray (Seine-Maritime) et du Molay-Littry (Calvados), afin d’augmenter la production de skyr et de relocaliser jusqu’à 22 000 tonnes de production en France en 2026.
Une annonce qui illustre la réindustrialisation en Normandie, autour d’une filière laitière historiquement forte et d’un savoir-faire reconnu.
Une relocalisation industrielle stratégique pour la Normandie
Avec cet investissement de 20 millions d’euros, Danone confirme sa volonté de renforcer sa production en France, et particulièrement en Normandie, territoire historique du groupe.
Le projet prévoit notamment :
- l’installation de deux nouvelles lignes de production à Ferrières-en-Bray ;
- une augmentation de 80 % des capacités du site ;
- le développement de la production de skyr bio au Molay-Littry ;
- ainsi qu’une relocalisation progressive de plusieurs dizaines de milliers de tonnes de production.
Cette stratégie accompagne la forte croissance du marché du skyr et consolide le rôle des sites normands dans l’organisation industrielle de Danone.
À Ferrières-en-Bray, présenté par le groupe comme la plus grande usine ultra-frais d’Europe, le développement annoncé pourrait également générer des retombées positives pour l’écosystème régional : activité industrielle, besoins logistiques, sous-traitance et filière laitière locale.
À ce stade, Danone n’a toutefois pas communiqué de chiffres précis concernant d’éventuelles créations d’emplois.
Le « Made in Normandie » renforcé
Cette annonce vient également conforter l’image de la Normandie comme grande région agroalimentaire française.
Le groupe rappelle s’appuyer sur :
- Plus de 1 300 exploitations laitières françaises ;
- Une collecte locale de proximité ;
- Des circuits de production ancrés dans les territoires.
Le développement du skyr normand s’inscrit ainsi dans une logique de production locale, de valorisation du lait régional et de montée en gamme du « Made in Normandie ».
Dans un contexte de souveraineté alimentaire et de réindustrialisation nationale, cette décision de Danone apparaît comme une opportunité stratégique pour la Normandie, à la fois économique, industrielle et territoriale.