
Les entreprises de la filière aéronautique normande confirment leur mobilisation croissante en matière de responsabilité sociétale. Selon une enquête menée par NAE auprès de près de 40 % de ses PME et ETI membres, les démarches RSE se structurent et s’intensifient, devenant à la fois un levier de performance, un critère de sélection pour les grands groupes et un facteur d’attractivité pour les talents.
Pour accompagner cette dynamique, NAE a publié un guide de bonnes pratiques articulé autour des cinq piliers de la RSE : environnement, inclusion et diversité, sociétal, qualité de vie au travail et stratégie.
Les actions pour l’environnement
Sur le volet environnemental, les actions sont déjà largement déployées : 75 % des entreprises ont mis en place des dispositifs de gestion et de recyclage des déchets, tandis que 60 % développent des solutions de mobilité. Le recours aux énergies renouvelables concerne 32 % des structures. La biodiversité, encore émergente, commence également à intégrer les stratégies d’entreprise.
Une filière inclusive et diversifiée
En matière d’inclusion, la filière se distingue par son engagement : plus de 85 % des PME/ETI ont accueilli des stagiaires et 75 % des alternants en 2025. La féminisation progresse, avec une moyenne de 33 % de femmes, supérieure à celle de l’industrie au niveau national. L’intégration des personnes en situation de handicap se structure également, avec 35 % des entreprises disposant d’un référent dédié et des partenariats actifs, notamment avec l’association Hanvol.
La Qualité de Vie au Travail
La qualité de vie au travail constitue un autre axe fort. Les entreprises privilégient les dispositifs liés au pouvoir d’achat et à l’épargne salariale, tandis que le télétravail concerne en moyenne 31 % des effectifs. L’écoute des collaborateurs progresse, avec 54 % des entreprises ayant mené des enquêtes de satisfaction.
Engagement sociétal
Sur le plan sociétal, les actions d’attractivité se renforcent : 44 % des entreprises participent à des interventions dans les établissements scolaires ou mobilisent des ambassadeurs métiers. Par ailleurs, 58 % s’engagent dans des initiatives locales, contribuant au développement des territoires.
Enfin, la structuration stratégique de la RSE se confirme : près d’une entreprise sur deux dispose désormais d’une démarche formalisée, souvent appuyée par un label. La lutte contre le harcèlement est largement prise en compte (74 % des entreprises), tout comme les enjeux d’achats responsables, encore en progression.
Avec ces résultats, la filière NAE illustre une transition concrète vers des modèles industriels plus responsables, où la RSE s’impose progressivement comme un standard de compétitivité et de durabilité.