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OncoDiag lève 2,5 millions d’euros pour développer ses tests de diagnostic précoce des cancers

Publié le 18 mars 2021

OncoDiag, société spécialisée dans le développement de tests de diagnostic pour la détection précoce des cancers, annonce avoir levé 2,5 millions d’euros lors d’un tour de table de Série A notamment avec le financement de Normandie Participations.

Une tranche de 1,5 million d’euros a été levée auprès de plusieurs groupes de business angels, dont les investisseurs historiques : Angels Santé, Business Angels des Grandes Ecoles (BADGE) et Normandie Business Angels (NBA). D’autres sont de nouveaux entrants, comme Paris Business Angels (PBA) et la Société de Financement de l’Innovation Numérique en Essonne (SFINE). La région Normandie s’est également associée à cette levée de fonds et rejoint le pool d’investisseurs via Normandie Participations. Chaque investisseur aura un représentant au sein du Conseil d’administration d’OncoDiag. Ce financement est complété par 1 million d’euros de prêts et subventions accordés par Bpifrance et la Région Normandie. OncoDiag avait déjà levé 1 million d’euros en 2018 lors d’un tour d’amorçage.

Ce financement va permettre à OncoDiag de démarrer la commercialisation en France de son test de diagnostic Urodiag. Marqué CE depuis octobre 2018, il est destiné aux patients traités pour des tumeurs de la vessie non infiltrant le muscle (TVNIM) à niveau faible, intermédiaire ou à haut risque de récidive. Ce test urinaire non-invasif permet la détection des récidives précoces du cancer de la vessie, mais également de remplacer la cytologie urinaire et de réduire, voire de remplacer des examens très invasifs comme les cystoscopies. Il s’agit du cinquième cancer le plus courant en France (source : Globocan 2020). OncoDiag travaille également à la validation de deux nouveaux tests de diagnostic : Prostadiag dans le cancer de la prostate localisé et Colodiag dans le cancer colorectal. En identifiant avec précision les formes indolentes (ou non-agressives) de cancer de la prostate, Prostadiag pourrait permettre d’éviter aux patients des chirurgies lourdes, ce qui concerne 30% des cas. Le cancer de la prostate est le deuxième cancer le plus fréquent chez l’homme et le quatrième dans l’ensemble de la population mondiale. En France, il représente la première cause de cancer (source : Globocan 2020).

Dans le cas de Colodiag, il s’agit d’un test sanguin qui sera donc probablement beaucoup plus facilement accepté que le test fécal utilisé actuellement et qui n’est réalisé que par 32% des personnes relevant du dépistage systématique (population entre 50 et 74 ans). Il permettrait de diagnostiquer plus souvent et plus rapidement ce cancer qui, s’il est détecté tôt, se guérit dans 9 cas sur 10 (source : INCa).

Enfin, le financement va aussi permettre à la société de se développer à l’international, notamment en Europe, aux États-Unis, au Canada et au Japon. « Nous sommes ravis du soutien renouvelé de nos investisseurs historiques et honorés d’accueillir nos nouveaux investisseurs, PBA, SFINE et Normandie Participations. Pour l’ensemble de l’équipe, c’est une grande fierté de travailler à l’amélioration du dépistage et du diagnostic du cancer de la façon la plus simple et la moins invasive possible », se félicite Claude Hennion, co-fondateur et PDG d’OncoDiag. « Le financement va permettre le démarrage commercial de notre premier test Urodiag en France, après des années de recherche et développement, afin d’améliorer la qualité de la prise en charge des patients et d’aider à réduire les coûts de santé en diminuant le nombre des cystoscopies de suivi. C’est une première étape significative pour la société, qui ouvre la voie pour nos autres tests innovants dans le cancer de la prostate et le cancer colorectal. »

Les tests non-invasifs d’OncoDiag répondent à la fois à des besoins cliniques et à des enjeux de santé publique, notamment dans des cancers à fort taux de récidive pour lesquels le dépistage précoce joue un rôle-clé dans la prise en charge du patient. Les marchés du cancer de la vessie, du cancer de la prostate et du cancer colorectal présentent en effet d’importants besoins non satisfaits en termes de diagnostic et de suivi, en particulier pour éviter les récidives (80% de récidives dans le cancer de la vessie) et les opérations chirurgicales lourdes. Ils représentent à eux trois un marché de près de 3,5 milliards d’euros au niveau mondial, respectivement 60 millions d’euros, 400 millions d’euros et 3 000 millions d’euros (source : à partir des données Globocan 2020).

 

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